Situation Du Congo 2015

 

 

LA SITUATION DU CONGO

– Mai 2015 -

 

Les élections présidentielles au Congo selon le calendrier électoral devraient se tenir en août 2016.

La tenue d’une élection démocratique et juste exige un recensement préalable minutieux des électeurs d’une part, et l’établissement, dans les temps, des cartes électorales d’autre part.

Le Congo a connu dans son proche passé, des déportations vers le RD Congo ; des morts importantes par accident (ne citant que les explosions des munitions du 4 mars 2012 à M’Pila), par maladie, par affrontement, ou par tuerie arbitraire.

Dès lors, avant le déroulement de l’élection présidentielle, un nouveau recensement semble obligatoire pour son organisation.

Le temps d’un recensement juste suivi d’une délivrance des cartes électorales et d’une sensibilisation susceptible de convaincre les électeurs d’accomplir leur devoir civique est contrarié et raccourci par la situation sociopolitique polluée par le questionnement sur le maintien ou la modification de la constitution.

Toute logique de l’organisation de l’élection présidentielle est ainsi suspendue sur la réponse du pour ou contre la modification de la constitution.

Suivant l’orientation de discussions au sein de l’environnement congolais, nous relevons un certain nombre de points générateurs de dysharmonie constitutionnelle et anticonstitutionnelle.

Ceux qui soutiennent la nécessité d’une modification de la constitution tirent une forme de légitimité verbale chez les « SAGES ».

Nous rappelons simplement, d’une part, que la Constitution en discussion ne comporte aucun article donnant droit au sage d’émettre un avis d’importance à la décision de modification. Si le sage existe dans la réalité sociale et sociologique africaine, il est absent dans la représentation nationale pour se vouloir ou se prétendre VOIX du peuple. La participation desdits « SAGES » ne pourra se faire que lors d’un référendum populaire où une voix équivaut à un vote. Ils ne sont pas, hélas, habilités à décider par leur seule volonté d’une modification de la constitution de l’ensemble des citoyens.

D’autre part, ceux qui s’opposent à la modification de la constitution demandent dans le même temps une conférence ou un dialogue national afin de se retrouver entre eux pour non seulement confisquer la volonté du peuple mais aussi négocier un partage de gâteaux sur le dos du peuple bâillonné.

Se dessinent à partir de ces contradictions deux camps complices, qui pour des raisons d’intérêts personnels, au seuil de la divergence, recourront à la force militaire contre leur peuple, pour assouvir leur soif inextinguible à gouverner.

Nous, membres d’E.A.S. FORTITUDE et notre Président Henri PEMOT, restons convaincus que la période qui s’écoule au Congo jusqu’à la date de fin de mandat présidentiel se dessine incertaine et assez sombre et rouge de sang. Un gouvernement « apaisé » d’union nationale pour une période transitoire d’au moins deux ans s’impose.

 

Pour l’association,

L’Ile Saint-Denis le 03 mai 2015

Le Président                                                               Le Secrétaire Général

Henri PEMOT                                                Bathe BOUNKAZI

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